Un mouvement de crise

Publié le par Léna h. Coms

Si le courant est si difficile à définir selon chaque historien de l'art et selon chaque domaine, c'est que ce courant est à la fois immense par son ampleur et par sa pertinence, mais aussi parce qu'il surgit en des périodes de basculement sociétale. Aussi l'Europe et la société occidentale se retrouvent dans la même impasse sociologique, la même frayeur face à l'avenir qu'il y a cent-vingt ans. Le courant trouve toute sa profondeur dans les moments de crise, ou plutôt d'avant-crise, car le bouleversement de la seconde moitié du XIXème siècle était un signe avant-coureur de la première guerre mondial et de ses tentions. Et qu'en est-il de notre société aujourd'hui? Un vaste champs au bord de la ruine qui ne regarde déjà plus que vers le passé, une aire bouleversé par un capitalisme poussé au bord de ses limites, des bouleversements économiques à répétitions, un malaise sociale croissant, un écosystème épuisé et des ressources sans cesse affaiblies... Autant de facteurs avant-gardiste d'un bouleversement radical à venir.Si la société est traumatisée, les artistes qui y évoluent, également. Comme l'artiste est par son oeuvre un miroir de la société et de ses états émotionnels, il ne peut que traduire les angoisses de la société. Si une image directe est souvent rejetée par le public, un discours métaphorique, légendaire ou mythique (type religion, pensons au mouvement rose+croix du Sar Péladan, où encore des sociétés franc-massoniques qui se sont appuyée sur le symbolisme...). Le symbolisme ne se veut pas une religion ou encore une dictature, mais une béquille métaphorique pour s'ouvrir à la société, communiquer avec le langage des arts et à l'intérieur même avec son propre registre et son imaginire...

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